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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 00:13

Pour la communauté des croqueurs de mots, Hauteclaire a proposé un défi sur le thème terres de légendes... Je suis en retard mais voilà mon texte.

 

Le rocher invisible

 

07-avr(15)Facibelle-006

 

C'est un gros rocher, que personne ne voit. Il est là à pleurer sur son sort. Personne ne se tourne pour le regarder, pas un seul regard, rien. Comment lui, ce géant, peut-il rendre le monde indifférent?

 

Il se trouve qu'en des temps lointains, ce n'était pas le cas. Il était adulé, admiré... Chacun venait à lui pour se ressourcer. Certains venaient pour son ombre fraîche lorsque le soleil brûlant de l'été rayonnait, d'autres venaient pour escalader son sommet et admirer la vue. Des fleurs multicolores avaient élu domicile à ses pieds offrant aux visiteurs un tapis pour les yeux. Le rocher vivaient alors des temps heureux.

 

Cependant, fort de sa popularité, il se mit à penser que les fleurs profitaient exagérément de lui pour se faire valoir. Petit à petit, il garda son ombre pour lui, considérant que les visiteurs la lui volaient et s'étira vers le ciel pour empêcher quiconque d'accéder à son sommet.

 

Dame Nature, qui voyait cela, décida d'agir. Elle en parla au rocher, lui demanda de revenir sur ses positions... Mais celui-ci ne voulut rien entendre. Il était roi des lieux, il voulait diriger!

Après quelques vaines tentatives pour convaincre le rocher, Dame Nature n'eut d'autre choix que de punir cet égoïste en le rendant invisible.

 

Depuis, le rocher pleure et ne comprend pas l'indifférence des passants à son chagrin. Personne ne sait qu'il est là, il est invisible!  Les fleurs ont élu domicile un peu plus loin, au pied d'un arbre chaleureux qui leur offre un refuge idéal : il laisse le soleil venir à elles en hiver et les protège de sa douce ramure en été. Les visiteurs viennent pique-niquer là, ils admirent cet arbre majestueux et généreux. Certains téméraires montent même vers sa cime pour admirer la vue d'en haut.

 

Plus personne ne voit le rocher. Dame Nature l'avait prévenu ! Aujourd'hui, il n'a toujours pas compris. Enfermé dans son égoïsme il pleure et geint jour et nuit, se lamentant auprès de Dame Nature de sa pauvre existance. Pourtant, il ne tient qu'à lui de revenir sur son comportement pour que Dame Nature lui rende sa visibilité. Le choix lui appartient. Souhaitons lui de comprendre un jour.

 

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Par Elo - Publié dans : Nouvelles - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 16:31

Ma dernière petite histoire... Elle est plus longue donc publiée entière sur une page. En voici le début 

 

 

Paroles d'un grain de sable 

 

11-mars(05)-gaubert-022

 

Je suis un petit grain de sable, minuscule, insignifiant... Et pourtant ! ... J'en ai tellement de choses à vous dire. Vous me croyez ignorant, identique à mes frères. Mais non, chacun de nous a son histoire propre, ses facettes, ses miroirs...et son âme !

Moi, je suis tout petit, rose avec un peu de gris. Du quartz, de la silice comme diraient vos spécialistes... Mais qu'importe! Je suis né comme ça, personne ne me voit, mais je suis là.

J'ai fait un jour partie d'une plage, lieu très prisé par vous, humains. Je n'aimais pas cet espace. Nous étions beaucoup trop nombreux et vos crèmes, vos parfums, les effluves de vos pique-nique m'écoeuraient. Nous avons même un jour essuyé une "marée noire" comme vous l'appelez. Des frères sont restés collés entre eux, ont été asphyxiés, d'autres sont à jamais fixés sur un pauvre rocher qui n'a rien demandé. Vous les humains, vous oubliez ou vous ne voulez pas savoir que nous avons une âme et que vos caprices, vos courses pour ce que vous appelez "argent" nous blessent l'âme trop souvent.

Bon, pour ma part, j'ai eu un peu de chance lors de la "marée noire"; comme j'étais tout petit, je me suis enfoncé et le Noir ne m'a pas atteint. Sortir après, impossible seul! Alors, j'ai attendu. Pour nous, petits grains de sable, l'attente n'est pas une punition, c'est un cadeau de méditation.

Un jour pourtant, j'ai revu la plage... La suite à lire ici   

 

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Par Elo - Publié dans : Nouvelles - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Mercredi 9 mars 2011 3 09 /03 /Mars /2011 18:33

Ma dernière petite histoire... Elle est aussi sur une page pour être accessible plus longtemps facilement.

 

 

 Cadeau d'une forêt de hêtres

 

 

08-juin(15)baumeJulie-010

 

 

J'étais parti ce soir là pour une promenade en direction du lac. Je m'étais dit que, peut-être, je me baignerais. J'avais marché, respirant l'air printanier, ouvrant mes narines aux parfums subtils des fleurs et de l'herbe verte encore jeune.

Les hêtres de la forêt voisine m'avaient fait un signe:

"Là, Viens!" murmuraient-ils.

... Mon chemin avait bifurqué. Pas de lac, pas de baignade, la forêt voulait me parler.

 

J'avais suivi le sentier, sans me retourner. Et voilà que j'étais là, interdit devant cette beauté de femme en plein coeur de la forêt. Une clairière pleine de mystère, l'herbe folle, quelques papillons... Le calme absolu. Pas un seul bruit de civilisation.

Mon regard fut happé par l'éclat de la peau blanche de cette jeune femme. Elle ne savait pas que j'étais là, elle dormait. Alors, je me suis assis sur un lit de mousse et j'ai observé.

Elle était belle et tendre, là, le visage caressé par les doux rayons du soleil de cette fin de journée. Son corps, simplement vêtu d'une petite robe bleue légère, apparaissait comme une vision. On aurait dit un ange tant l'harmonie s'en dégageait! Parfaitement détendue, un doux sourire valorisant ses lèvres rosées... La nature gardait là sa fille chérie! Sa respiration se fondait avec la brise du vent, ses cheveux blonds disparaissaient dans l'herbe folle et s'y mellaient... Pas un geste, l'harmonie parfaite. Un doux chant de simplicité, une beauté pure, de celles qu'on ne dérange pas.

 

Bientôt, la nuit arriverait, il me faudrait m'en retourner. La fraîcheur du soir était là. Pourtant, la belle n'avait pas bougé. J'ai levé les yeux vers les feuillages de hêtres comme pour leur demander si je devais aller au devant de la jeune femme...

Un instant, un bruissement d'ailes, je me retournai : La belle inconnue n'était plus!

 

Je me suis levé tout ému, un peu perdu je l'avoue. J'ai parcourru les quelques mètres qui me séparaient de l'endroit pour vérifier que je n'avais pas rêvé. Non! Elle avait bien dormi là, j'ai pu contempler la forme de sa couche. J'ai même trouvé un cheveu d'or. Alors, riche de ce trésor, j'ai remercié la forêt qui m'avait invité.

J'ai fait le chemin du retour à pas feutrés. Plus que jamais je ressentais la vie, la mienne et celle de tous les êtres vivants de la forêt. Moi aussi, elle m'avait adopté!

Ce soir là j'ai bien dormi, j'ai rêvé de calme et d'harmonie.

 

Depuis ce jour, le cheveu d'or ne me quitte plus : c'est mon trésor, mon porte-bonheur. La belle, je ne l'ai jamais revue. Mais maintenant, dans la clairière, une autre couche est apparue. Le soir, c'est moi qui vient dormir et me ressourcer au coeur de cette forêt qui m'a adopté.

 

signature 2011

 

 

 

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Par Elo - Publié dans : Nouvelles - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 18:50

Ma dernière nouvelle... Je la mets ici entière, j'ai aussi fait une page avec le même contenu pour qu'elle reste accessible plus longtemps.

 

 

 

Drame invisible

 

 

07-Janv(02)-Oleron-016

 

 

Je l’ai trouvée là, assise par terre dans le vent et le froid, recroquevillée sur elle-même. Mais que faisait-elle là toute seule ?

Je m’approchai…

 

Elle paraissait si petite, si fragile. Son petit corps de fillette semblait meurtri. Pourtant, aucun signe de maltraitance, aucun signe de faiblesse…

 

- As-tu froid ?,  demandai-je.

 

Un « NON ! » brutal et agressif retentit dans mes oreilles.

 

- As-tu faim ? Le même  « NON ! » me parvint.

 

J’étais presque apeurée par cette voix d’enfant aussi catégorique que ferme. Cependant, j’estimai qu’il était de mon devoir de comprendre et d’aider cette enfant. Aussi, je continuai à m’approcher doucement, le plus doucement possible en évitant le moindre bruit, le moindre petit craquement sous mes pieds.

 

Quand je fus assez proche pour la toucher, je m’arrêtai d’abord pour l’observer. Elle ne grelottait pas malgré le vent glacial qui soufflait là. Je ne voyais d’elle que ses petites mains potelées crispées autour de ses genoux et de belles boucles blondes sur sa tête d’enfant. Cette image, qui aurait pu simplement être celle d’une petite fille triste blottie dans un coin le temps d’un chagrin d’enfant, m’apparut comme un drame. L’enfant ne pleurait pas. Elle était immobile. Mais une douleur indescriptible émanait d’elle. Je voulais l’aider.

 

Je tentai de la toucher, de la prendre dans mes bras pour apaiser sa souffrance… mais sa réaction fut sans appel : une force inouïe me repoussa en arrière et me fit trébucher ! C’est alors que j’aperçus son visage : des yeux bleus profonds lançant un regard noir, foudroyant au milieu d’une figure ronde et douce qui aurait pu être celle d’un ange si la tension et la douleur ne l’avaient pas habitée. Je reculai de deux pas en arrière, pétrifiée. Devant moi se tenait une toute petite fille à la frimousse ronde dont le regard était insoutenable tant il était autoritaire et déterminé.

 

Que faire ?

 

Je ne pouvais pas la laisser seule ! Je me résolus donc à rester, j’engageais ma conscience à la protéger…

 

C’est alors que je m’aperçus que nous n’étions pas seules. Le monde grouillait tout autour, les gens passaient et ne portaient même pas un regard sur le petit être en détresse que je venais de rencontrer. Chacun vaquait à ses occupations, indifférent au drame qui se jouait là. Une barrière invisible nous dissimulait au monde. La solitude de cette enfant était-elle telle qu’elle l’apportait partout avec elle ? Peu importe ! Elle ne serait plus seule, je gagnerais sa confiance et je la protègerais tant que je serais là !

 

Combien de temps allions nous rester dans ce coin de mur ? Quel mal invisible dévorait cette enfant ? Impossible de le savoir. La seule certitude était que je resterais, autant de temps qu’il faudrait, que cette fillette devait trouver une personne capable de la protéger sans la juger. Elle attendait certainement celui qui veillerait sur elle sans exigences, sans questionnement inutiles. J’étais là. Cette personne, c’étais moi, je le savais. Pourquoi ? Je ne pourrais le dire, mais la certitude était là.

Je resterais donc à ses côtés.

 

 

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Par Elo - Publié dans : Nouvelles - Communauté : écrire c'est hurler en silence
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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 19:52

 Voici le premier texte que j'ai écrit et gardé il y a peut-être 10 ans... J'étais inspirée par cette carte postale que j'ai prise en photo (j'espère que l'auteur de cette carte postale me pardonnera ce mauvais cliché et ne m'en voudra pas d'avoir utilisé sa carte)

 

Des pierres sur un sol rouge

 

11-fev(19)-sol-rouge 007

 

 

Extrait:  

 

Des pierres sur un sol rouge. Ou serait-ce plutôt ce rouge et ce jaune qui se déposent sur de belles pierres blanches disposées en dallage. Je marche, lentement, sans trop savoir où je vais ni d’où je viens. Deux murs, noirs à cause de l’ombre sur la mousse qui les recouvre ferment l’espace et m’indiquent le chemin à suivre. Est-ce vraiment mon chemin ? Puis-je faire demi-tour ? ...

 

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Par Elo - Publié dans : Nouvelles
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